Révélations exclusives et explosives sur la gestion de la Maison de la Presse : au cœur d’un «biberon patrimonial», Bara Ndiaye se défend

Révélations exclusives et explosives sur la gestion de la Maison de la Presse : au cœur d’un «biberon patrimonial», Bara Ndiaye se défend

On peut écrire un livre sur la gestion de l’Administrateur de la Maison de la presse, mais il en restera toujours à manger et à boire. En effet, entre gestion financière des fonds de cet outil de travail et recrutement aux contours patrimoniaux des Agents (CDI aux 1er Adjoint au maire et Secrétaire municipal de Méouane, sœur de Birame Faye, Dg de l’Aeme ; 600 000 FCfa de salaire à une Assistante ; chauffeurs…), Bara Ndiaye patauge dans une mare de pratiques de nature à faire tressaillir plus d’un.Maison de la presse, mais il en restera toujours à manger et à boire. En effet, entre gestion financière des fonds de cet outil de travail et recrutement aux contours patrimoniaux des Agents (CDI aux 1er Adjoint au maire et Secrétaire municipal de Méouane, sœur de Birame Faye, Dg de l’Aeme ; 600 000 FCfa de salaire à une Assistante ; chauffeurs…), Bara Ndiaye patauge dans une mare de pratiques de nature à faire tressaillir plus d’un.

Actusen.com, qui a «perquisitionné» les lieux et donné la parole au maire de Méouane, pour répondre aux accusations portées contre lui, vous livre quelques morceaux choisis des actes de gestion tant décriés du jeune responsable de l’Apr et à vous couper le souffle.

S’il y avait un sondage de popularité, en termes de gestion patrimoniale sur fond de pratiques souvent liberticides, beaucoup de responsables d’Agences, de Directions, entre autres structures étatiques auraient tutoyé le ridicule, face à l’Administrateur de la Maison de la presse, et pour cause. D’abord, il suffit juste de gratter le vernis qui recouvre la nomination des Agents de la Maison de la presse, pour se rendre compte que Bara Ndiaye semble avoir un goût prononcé pour le recrutement de ses proches, «parents» et amis au sein de son outil de travail.

Et preuves symptomatiques que le choix de ses collaborateurs laisse à désirer : l’actuel Directeur administratif et financier (Daf) de l’Administrateur de la Maison de la presse n’est ni plus ni moins que le désormais ex-Secrétaire municipal de la Commune rurale de Méouane, dont Bara Ndiaye est lui-même maire. En d’autres termes, lorsqu’il s’est agi de s’attacher les services d’un Daf, le patron de la Maison de la presse est allé débaucher le Secrétaire municipal de sa Mairie, Aliou Mbaye.

A cet effet, demandez lui pourquoi a-t-il porté son dévolu sur ce dernier et la réponse de Bara Ndiaye tombe comme un couperet : «c’est quelqu’un que je connais ; il est loyal, compétent et a fini de faire ses preuves à la Mairie de Méouane, ex-Communauté rurale», invoque l’Administrateur de la Maison de la presse.

N’importe quoi, bichonneraient volontiers ses contempteurs. Dans la mesure où son premier Adjoint à la Mairie de Méouane émarge au sein de la Maison de la presse. Mieux ou pire, c’est selon, Mourate Diagne perçoit un gain brut de quatre-cent-cinquante-deux mille cinq-cent-huit (452 508 F Cfa).

Actusen.com, qui a pu consulter le Contrat à durée indéterminée du 1er Adjoint au maire Bara Ndiaye est en mesure de révéler que ce salaire qui fait frémir, est décomposé comme suit : salaire de base : 82 708 F Cfa ; Sursalaire : 349 000 F Cfa ; Prime de transport : 20 800 francs.

Chargé de mission, le jour et Responsable administratif et financier, la nuit : le 1er Adjoint au maire de Méouane doté d’un CDI avec un salaire de 452 508 F Cfa

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, si sur la liste des Agents de la Maison de la presse, signée le 3 mai 2016, Mourate Diagne est propulsé au rang de Chargé de mission, il en est tout autre dans le Contrat de travail qui lie celui-ci à la structure. Car le 1er Adjoint au maire de Méouane est engagé en qualité de responsable administratif et financier et classé à la catégorie 6ème A de la Convention collective commerce.

Joint par téléphone, pour éclairer les pans d’ombres qui entourent ce traitement salarial de Mourate Diagne qui est de nature à faire tressaillir plus d’un adepte de la gestion vertueuse, Bara Ndiaye se défend à sa manière : «il a le profil de l’emploi», dit-il.

Bara Ndiaye tète la soeur du Dg de l’Aeme, Birame Faye, son «meilleur» pote, avec un biberon mensuel de 400 mille francs

Outre le Secrétaire municipal débauché et son 1er Adjoint au Contrat doré, Bara Ndiaye est accusé de téter la sœur de Birame Faye, son camarade de l’Alliance pour la République et son ami intime, avec le biberon de la Maison de presse. Pour ce faire, l’Administrateur de la Maison de la presse a recruté Mame Mbacké Faye. Cette dernière, Comptable Matières, d’après la liste de nomination des Agents, est créditée de toucher, à la fin du mois, 400 000 F Cfa.

Mais là aussi, Bara Ndiaye refuse de vaciller sur ses bases. Pour lui, la soeur de son pote Birame Faye, ex-Directeur de l’Anej et actuel boss de l’Agence pour l’économie et la maitrise de l’énergie, a le profil de l’emploi. A l’en croire, Birame Faye a beau être son ami, mais il n’y a aucune relation de causalité avec le recrutement de la soeur de ce dernier. On parle pour celle-ci d’un salaire de 400 000 F Cfa.

Quid de Raoul Diakhaté? Celui-ci, bombardé au rang de Chef de Division des Ressources humaines, est également un ami de Bara Ndiaye. Lui aussi, dit-on, a un contrat à faire abjurer un Saint.

Une Assistante payée à 600 000 F Cfa, le mois

Quant à Mariam Diallo, elle toucherait 600 000 F Cfa et ce, alors qu’elle était jusqu’à un passé récent Assistante de l’Administrateur de la Maison de la presse. Bara Ndiaye ne nie pas ce salaire jugé balèze pour une Assistante de Direction. Mais relativise que certes, Mariam Diallo assurait les fonctions d’Assistante, mais elle était en même temps Directrice de la Planification, de la Formation et du Partenariat.

D’ailleurs, pour convaincre les plus sceptiques, Bara Ndiaye affirme avoir trouvé une autre Assistante. Pour quelles raisons? Les versions diffèrent et sont souvent ô combien surréalistes. Mais Actusen.com préfère donner sa langue au chat, quant au fait que Mariam Diallo a quitté ses défuntes fonctions d’Assistante.

Bara Ndiaye accusé de venir au travail avec deux véhicules, dont l’un sans occupant ; ses Directeurs de Services prennent le taxi

Plus notre entretien téléphonique de ce 25 septembre 2016 se poursuit, plus Bara Ndiaye semble tomber des nues, au regard des accusations portées contre sa personne. C’est le cas lorsque certains lui reprochent le fait que lorsqu’il vient au travail, il débarque sur les lieux avec deux véhicules 4×4. A bord de l’un, lui et son chauffeur ; à bord de l’autre, aucun occupant, si ce n’est le conducteur de l’engin, confie-t-on. Au même moment, aucun de ses sous-Directeurs ne dispose de voiture de fonction.

«Même si mes Directeurs de Services n’ont pas de véhicule, il n’en demeure pas moins que je n’ai qu’un seul véhicule. Et puis, je vais les doter de véhicules. On a lancé un appel d’offres dans ce sens», dit Bara Ndiaye. Mais selon des sources d’Actusen.com, la vérité semble plus prosaïque. Car la Maison de la presse a été dotée de deux véhicules par la DMTA et le Ministère de tutelle.

La Loi de finance rectificative alloue 50 millions FCFA la Maison de la presse, Bara Ndiaye se taille les 36 millions FCFA et laisse dans la galère ses employés…

Ce ne sont pas seulement les Contrats des Agents susmentionnés qui sont l’objet de polémique à la Maison de la presse. Pour cause, lorsque, dans le cadre de la loi rectificative des finances de novembre 2015, la Maison de la presse a reçu une enveloppe de 50 millions F Cfa, au lieu de payer les rappels de salaires aux Agents qui ont broyé du noir pendant plusieurs mois, Bara Ndiaye s’est adjugé les 36 millions F Cfa. Une manière pour lui de se payer, lui-même, ses douze mois de rappels de salaires.

Interpellé, l’Administrateur de la Maison de la presse reconnaît avoir touché ces 36 millions F Cfa. Non sans se défendre d’avoir violé la Loi. «Tous les Directeurs généraux perçoivent le rappel de leurs salaires, comme le leur autorise la loi», envoie-t-il circuler ses détracteurs. Mais il y a un grand mais. Car au même moment, ses collaborateurs n’ont pas recouvrer leurs sous concernant le rappel de leurs salaires. C’est le début de sa brouille avec un des agents, en l’occurrence Marie Jeanne Diouf.

Faute de Pca et d’Acp : seuls Bara, son ex-Secrétaire municipal de Méouane et Dieu savent l’utilisation faite de l’argent de la location des lieux.

Autre fait surréaliste en cours à la Maison de la presse : seuls Bara Ndiaye, son ancien Secrétaire municipal de Méouane et Dieu, maître des jours et des nuits, savent comment sont utilisés les fonds récoltés de la location de la Salle de conférence qui est à 350 000 F Cfa par jour et 250 000 F Cfa, la demi-journée, ainsi que la location du restaurant estimée à 600 000 F Cfa, le mois, dit-on.

L’Administrateur de la Maison de la presse reconnaît que les lieux sont souvent donnés en location, mais rassure que tout est nickel dans la gestion de ces fonds. Dans tous les cas, faute d’Agent-comptable particulier et de Président de Conseil d’Administration, Bara Ndiaye et Alioune Mbaye sont les seuls maîtres à bord de la gestion de ces fonds.

La Directrice technique et maintenance limogée par Bara Ndiaye, pour avoir «refusé de signer un marché de 12 millions portant sur deux tables et deux armoires».

Depuis quelques semaines, la Maison de la presse bruit de commentaires consécutifs à la décision de Bara Ndiaye de limoger la Directrice technique et Maintenance, Jeanne Marie Diouf. Et selon les sources de Actusen.com, cette dernière estime que la goutte d’eau, qui a fait déborder le vase, a été son refus de signer un marché de 12 millions FCFA (deux tables de bureau et deux armoires) attribué à une dame, sans que la Commission dont Jeanne Marie Diouf ne soit convoquée ou réunie.

Interrogé au bout du fil, Bara Ndiaye tente de se laver à grande eau : «je ne lui ai jamais demandé de signer le marché dont elle parle. Au contraire, c’est mon Daf qui lui a demandé de signer un procès-verbal de réception du matériel et elle a refusé», se justifie-t-il.

Comment se fait-il que vous puissiez acheter du mobilier à douze millions F Cfa, alors que la Maison de la presse n’est pas abonné à la Senelec, continue de marcher avec 80 A, en lieu et place de 650 KVA, ne dispose même d’un Groupe électrogène estimé à 9 millions francs? Bara Ndiaye rétorque : «on avait un petit différend avec la Senelec, au sujet de taxes qu’elle voulait qu’on paie, mais c’est réglé. On s’est récemment abonné à l’électricité. Il est vrai que le bâtiment était branché au courant du chantier d’alors».

Le ministre Mbagnick Ndiaye demande à la victime de rester à son poste, Bara Ndiaye défie sa tutelle et accuse Yakham Mbaye.

A la question de savoir est-ce que ce n’est pas scandaleux que deux tables et deux armoires coûtent 12 millions FCFA, Bara Ndiaye répond en ces termes : «si c’était vrai, ce serait mielleux», ironise-t-il. Quid de sa décision de limoger Jeanne Marie Diouf, sans en faire ampliation à ses deux ministres de tutelle, en l’occurrence Mbagnick Ndiaye de la Culture et de la Communication et Yakham Mbaye, Secrétaire d’Etat?

Là, le maire de Méouane tempête contre tout et rien : «je ne fais pas d’ampliation, car le ministre Mbagnick Ndiaye aurait dû, quand la fille l’a saisi, m’appeler pour que nous en discutions. Mais puisque c’est lui qui a demandé à Jeanne Marie Diouf de rester à son poste, on verra si c’est son limogeage qui comptera ou bien la tentative de la tutelle de la maintenir au poste».

Jouant à se faire peur, Bara Ndiaye défie : «personne, je dis bien personne, ne peut me faire revenir sur ma décision de limoger Jeanne Marie Diouf, qui a fait preuve de déloyauté, en sabotant l’installation électrique». Puis, l’édile de Méouane d’en rajouter cette couche : «on saura qui dirige la Maison de la presse. Jeanne Marie Diouf pourra reprendre le service, si et seulement si le Président de la République met fin à mes fonctions. Certains sauront qu’à l’Apr, «douma fi mbaxana, wanté thiaya lafi» (à l’Apr, je ne suis pas un bonnet, mais plutôt une grande bouffante).

Bara Ndiaye : «Jeanne Marie Diouf pourra reprendre le service, si et seulement si le Président de la République met fin à mes fonctions»

Alors, pourquoi n’en avez-vous pas parlé au Secrétaire d’Etat à la Communication?, relance Actusen.com. Mais Bara Ndiaye ne se fait pas prier, pour se fendre d’une accusation grossière : «je sais que c’est Yakham Mbaye qui est derrière cet article», manque-t-il, maladivement, de respect à Actusen.com.

Entre l’Administrateur des lieux et Jeanne Marie Diouf, ça coince et ça cale, depuis quelque temps. Selon toujours les sources de Actusen.com, les choses ont commencé par se détériorer entre les deux parties, lors de la signature du contrat de l’Agent. Car Bara Ndiaye a voulu dater celui-ci du 02 novembre 2015, alors que l’employée avait pris service le 02 mars 2015. Et quand la fille a opposé une résistance, le maire de Méouane aurait menacé de la virer. Archi-faux, rétorque Bara Ndiaye ! Qui parle de faux procès intenté contre sa personne.

«Je suis prêt à recevoir les Corps de contrôle de l’Etat».

«Je n’ai rien à me reprocher. Et je suis prêt à ce que le Président de la République m’envoie des corps de contrôle de l’Etat, pour fouiller ma gestion», dit l’Administrateur de la Maison de la presse. A en croire Bara Ndiaye, l’urgence pour lui et son équipe est de ne ménager aucun effort, pour hisser toujours plus haut l’étendard de son outil de travail.

«On a équipé le bâtiment en connexion Internet et on est sur un vaste chantier, qui une fois terminé, fera de sorte que la Maison de la presse sera l’un des endroits les plus courus par ceux qui organisent des évènements», explique-t-il.

Pour Bara Ndiaye, toute cette agitation est due au fait que certains esprits malveillants, qui savent que l’outil de travail commence à générer des rentrées financières, n’ont d’yeux que pour la Maison de la presse. Mais, selon lui, «ils perdent leur temps, s’ils pensent pouvoir nuire à mon honorabilité. Je les laisserai parler, calomnier et diffamer, avant que je ne monte au créneau pour dynamiter leur vaste entreprise de dénigrement».

Pour ceux qui ne le savent pas, Jeanne Marie Diouf était une employée de CDE. Durant ses quinze longues années de service, elle a passé dix hivernages à la Maison de la presse, depuis la fondation du bâtiment. Seule technicienne sur ce bâtiment, elle gère toutes les installations techniques, les suppresseurs, les armoires électriques, l’organisation de toutes les manifestations, y compris la sonorisation.

«D’un commerce facile et d’une sociabilité sans commune mesure, elle n’a jamais eu maille à pâtir avec personne. Souvent, d’ailleurs, puisque le bâtiment n’a que 80 ampères, elle déleste son bureau et préfère suer à grosses gouttes, afin de permettre au reste du groupe de pouvoir travailler, sans anicroche», confesse un Agent de Bara Ndiaye.

Selon notre interlocuteur, les deux s’entendaient à merveille et c’est d’ailleurs pourquoi, par décision N° 00031 MCC/SEC/MP/DG du 3 Mai 2016, l’Administrateur de la Maison avait propulsée Jeanne Marie Diouf au rang de Directrice technique. Je ne sais pas ce qui a dû se passer, mais le coup de froid s’est brusquement abattu sur leurs excellentes relations d’antan».

Mieux, interpellé par Actusen.com, Bara Ndiaye reconnaît, lui-même, qu’entre lui et Jeanne Marie Diouf, les choses ont toujours marché comme sur des roulettes. Avant que, dit-il, cette entente ne se mue, par la faute à Jeanne, en malentente.

Selon certaines indiscrétions, c’est pourtant à cause de Bara Ndiaye que la pauvre a démissionné de CDE, où elle a accumulé des états de services irréprochables, jusqu’à ce qu’elle rejoigne l’équipe du responsable Apr de Méouane.

Bara Ndiaye : «puisque Jeanne Marie Diouf a menacé de me marabouter, j’ai changé les serrures en question».

Aujourd’hui, rien ne va plus entre les deux. Au point que Bara Ndiaye, après avoir réclamé et obtenu le Plan du bâtiment, a défoncé, dit-on, toutes les portes de la Maison de la presse et changé leurs serrures qui coûtaient 40 000 F Cfa, la pièce, contre des serrures de 2000. Faux, ces serrures ne coûtent pas 40 000 francs, insiste Bara Ndiaye.

Qui avoue, néanmoins, avoir défoncé certaines portes. Au motif que, selon lui, «Jeanne Marie Diouf a menacé d’user de ses pouvoirs de «Saltiguée» pour marabouter tous les Agents. Et puisqu’elle a menacé de me marabouter, j’ai changé les serrures en question. D’ailleurs, parfois, quand j’entre dans un bureau, je trouve des collaborateurs en train de prier entre 11 heures et midi, car ils ont peur».

Un argument que ne partage pas un Agent contacté par Actusen.com et qui estime que Jeanne Marie Diouf entretient d’excellentes relations avec le personnel.

Actusen.com

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