Pédagogie de la formation en Droit

Pédagogie de la formation en Droit

PAR PR ABDOULAYE SAKHO*

Partout dans le monde, la formation universitaire fait l’objet de réflexions ciblées en vue d’une amélioration substantielle permettant une réelle acquisition de compétences et non pas un simple apprentissage de matières.

Il est vrai que l’apprentissage des matières n’est plus d’une très grande pertinence pédagogique car, aujourd’hui, les matières évoluent de manière exponentielle aussi bien dans leur contenu que dans leur présentation. Aussi privilégie-t-on de plus en plus l’acquisition de compétences en pédagogie.

Mais si la pédagogie doit mettre l’étudiant en situation de proposer une décision, cela implique de présenter le droit aux étudiants davantage comme un art ou une science de la décision que comme un art ou une science du contentieux.

En conséquence, beaucoup moins que le sempiternel commentaire d’arrêt cher aux facultés de droit de tradition juridique francophone, on devra mettre les apprenants en situation de résoudre les problèmes de la vie. Pour ce faire, il est recommandé les exercices assez prisées des techniques contemporaines d’évaluation : études de dossiers, cas pratiques et autres exercices du genre notes de synthèses dans une perspective pluridisciplinaire.

En définitive plus que des connaissances, l’étudiant d’aujourd’hui a plutôt besoin de compétences, c’est la raison pour laquelle j’ai voulu jauger de vos capacités à donner une solution au post sur la faute inexcusable et le droit à la réparation ou à l’indemnisation du préjudice subi dans le cadre d’un accident de la circulation… Je vous ai donné un cas qui a déjà fait l’objet d’une décision par un juge de cassation. En lisant vos réponses je me rends compte que vous êtes aussi capable de donner votre solution et d’argumenter et en ce sens, je crois pouvoir dire que le Sénégal possède de bons juristes. Bonne continuation à tous !

PS : Merci à tous d’avoir joué le jeu… Je n’ai rien inventé et certains ont même trouvé la décision de la Cour française. J’avoue avoir été impressionné par ceux qui ont donné des solutions en application du Droit positif sénégalais (CIMA).

*Professeur agrégé de Droit (Ucad)

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