EN MEETING LE 28 AVRIL A PARIS : Le MDSE appelle à un dialogue national

EN MEETING LE 28 AVRIL A PARIS : Le MDSE appelle à un dialogue national

Samedi 28 avril 2018, le Mouvement des Démocrates sénégalais (MDSE) a tenu un meeting, de 17h à 22h, au 24 rue Antoine Julien Henard à Paris, capital de la France. Cette réunion politique a été un moment intense de retrouvailles et d’échanges pour une remobilisation des troupes. Beaucoup de militants et sympathisants ont réaffirmé leur attachement au MDSE et à son Président, Mady Gassama.

Après un compagnonnage infructueux avec l’ancien ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom, avec une fusion-absorption du MDSE dans son mouvement « Libéral ca kanam » et sa participation aux dernières Législatives (juillet 2017), les membres de la structure ont jugé nécessaire de reprendre leur indépendance dans l’optique d’aller seul aux prochaines consultations ou, à défaut, nouer de nouvelles alliances. Ainsi, ce meeting de Paris était la première grande rencontre organisée par le MSDE, depuis sa reprise en mains par ses fondateurs.

Dans son discours, le Président Gassama a surtout mis l’accent sur la situation politique du Sénégal. Il a d’emblée décliné l’objet de la rencontre de ce samedi 28 avril qui, selon lui, «est de relancer nos activités politiques en exprimant notre position sur la situation politique, économique et sociale des Sénégalais et, plus particulièrement, ceux de la diaspora».

Aux yeux de Mady Gassama, «notre pays traverse une période assez déterminante de son histoire». Son constat est que le Sénégal «est en proie de beaucoup difficultés qui ne doivent laisser personne indifférent». Aussi, sa conviction est que «chaque Sénégalais, où qu’il se trouve, devrait pouvoir apporter sa pierre à l’édifice».

Pacifier l’espace politique

Gassama rappelle, par ailleurs, qu’à la veille des joutes électorales, «nous assistons à une recrudescence de la violence qui se manifeste tant sur le plan symbolique que physique. Le pouvoir et l’opposition s’affrontent chaque jour. Nous assistons à des arrestations d’hommes politiques, ce qui ne fait que raviver les tensions et velléités». Il n’en veut pour preuve que la dernière situation politique violente est liée au vote du projet de loi sur le parrainage des candidats à la prochaine Présidentielle. «Pour pacifier l’espace politique, le MDSE appelle les acteurs à privilégier le dialogue et la concertation pour trouver des solutions pacifiques de sortie, en lieu et place de n’importe quelle sorte de violence», lance-t-il à l’endroit de la classe politique.

Sans dire s’il est pour ou contre le parrainage, le MDSE par la voix de son préconise que «les acteurs politiques parviennent à se rencontrer et discuter des conditions obligatoires de candidature aux échéances électorales et avec objectifs de rendre les élections transparentes, démocratiques et qu’elles reflètent l’opinion du peuple sénégalais».

Une Justice totalement indépendante et autonome

S’agissant de l’impartialité et de l’indépendance de la Justice, la position du mouvement que dirige Mady Gassama est que «les notions d’impartialité et d’indépendance sont incompatibles avec celles de Justice. Alors, poser la question de savoir si la Justice sénégalaise est impartiale ou indépendante serait une aberration et, malheureusement, cette question plane dans l’esprit de tous les Sénégalais». Cependant, poursuit M. Gassama, «force est de reconnaitre qu’il est actuellement impossible de dissocier le domaine de la justice et le champ politique. L’esprit du Sénégalais lambda est troublé face à cette situation où les dossiers politiques se transforment en dossiers de justice».

A ce propos d’ailleurs, le Président du MDSE est formel : «Nous voulons que notre pays possède un appareil judiciaire totalement indépendant et autonome, afin que la justice soit applicable à tout le monde. Nous ne voulons plus que le politique se serve de la Justice pour régler ses problèmes».

Autres faits sociaux qui minent la vie des Sénégalais, les rapts d’enfants, l’immigration clandestine et son lot de disparus en mer et dans le désert du Sahara, mais aussi ces nombreux sénégalais tués dans la diaspora. «L’État, garant de la protection des personnes et de leurs biens, doit tout mobiliser pour la sécurité des populations et de leurs biens. Ce même crime odieux touche aussi la diaspora sénégalaise en Italie, Espagne et aux États-Unis où des compatriotes ont été lâchement tués. L’État doit donc prendre ou reprendre son bâton de pèlerins, se rendre dans ces pays pour que de telles situations ne se reproduisent plus», a indiqué le Président du MDSE.

En conclusion, le Président du MDSE a renouvelé son appel «à un dialogue national, car l’Etat, seul, ne peut pas régler tous ces problèmes. Il nous faut la conjugaison des efforts de tous pour apporter des solutions idoines et durables. Pour cela le MDSE reste ouvert à toute sollicitation pour une construction nationale».

Synthèse Serigne Mour DIOP

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