Affaire Karim Wade : Bibo Bourgi réclame 42 millions d’euros à l’Etat du Sénégal

Affaire Karim Wade : Bibo Bourgi réclame 42 millions d’euros à l’Etat du Sénégal

Les proches de Karim Wade, condamnés en mars dernier par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), ont décidé de riposter devant un autre tribunal.

Lancée le 1er juin auprès du Centre international pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (Cirdi), le tribunal arbitral de la Banque mondiale, la procédure menée par Menzies Middle East and Africa (MMEA) et AHS International, deux sociétés contrôlées par Ibrahim Abou Khalil, dit Bibo Bourgi, son frère Karim et Mamadou Pouye, contre la République du Sénégal se concrétise.

Selon un document daté du 2 décembre, les demandeurs – par la voix de leurs avocats Rasseck Bourgi et Yves Nouvel – ont sollicité du Tribunal arbitral la condamnation du Sénégal à près de 42 millions d’euros, dont 23,3 millions au titre du préjudice économique et 7,6 millions au titre du préjudice qu’auraient subi MMEA et AHS dans les autres pays africains.

Demandes rejetées

L’instance arbitrale a, par ailleurs, demandé au Sénégal de «s’abstenir de prendre toute mesure, quelle qu’elle soit, de nature à aggraver le différend ou en étendre le champ ou à compromettre le bon déroulement du présent arbitrage». En revanche, elle a rejeté les autres mesures conservatoires (arrêt ou suspension de l’administration provisoire, sursis à exécution de la confiscation des parts détenues dans MMEA et AHS) demandées par Bibo Bourgi et ses avocats.

Dans le cadre de l’affaire Karim Wade, AHS avait été placé sous administration provisoire en juin 2013, et, en mars dernier, la commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) a condamné Ibrahim et Karim Abou Khalil ainsi que Mamadou Pouye pour complicité d’enrichissement illicite, ordonnant «la confiscation de tous les biens présents des condamnés». Le pourvoi en cassation (relatif à la décision de la Crei) a été rejeté en août.

La procédure déclenchée au Cirdi ne fait que commencer : le 15 avril prochain, l’instance devra déterminer si le fond du dossier relève de sa compétence.

Jeune Afrique

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